samedi 11 avril 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -109- ÉPILOGUE de REGAZZONI

Pour finir cet épisode, voici telle quelle la réflexion de Carlo Regazzoni qui rejoint en grande partie la mienne.

        « Pour s’être senti contraint à demander pardon à Dieu, Siri doit avoir été conscient de sa part de responsabilité dans le désastre dû à la succession de Pie XII. Parlant du péché d’Adam, saint Augustin le définit comme abandon par l’homme de l’œuvre de Dieu au profit de ses propres œuvres, lesquelles « de ce fait sont mauvaises, étant selon l’homme, non selon Dieu ». Plus loin, saint Augustin ajoutera la précision suivante : « Car cette créature est ainsi faite qu’il lui est avantageux d’obéir, pernicieux au contraire de faire sa volonté propre non celle de son Créateur. »

        Bien après la dernière guerre, Pie XII était conscient des dangers qui menaçaient l’Église de l’intérieur. Il se rendait compte que sa fin approchait et appréhendait qu’on puisse élire le faux candidat au prochain conclave. Cela expliquerait pourquoi il sollicita Siri de le rejoindre à Rome.

        Siri, en refusant de donner suite à la demande de Pie XII, n’aurait-il pas préféré sa propre volonté au souhait du Vicaire du Christ ? [« Volonté du Pape, Volonté de Dieu ! », dit saint Alphonse] C’est ce qu’on appelle, en droit pénal, un dol éventuel. Il intervient lorsque la personne concernée, tout en se rendant compte des possibles conséquences de ses actes, refuse de prendre la décision qui s’impose.

        Avec son refus à envisager une éventuelle candidature, il a facilité l’accession du patriarche Roncalli au pontificat dont on connaît l’issue. En résumé, l’on pourrait dire que Siri, en écartant de lui l’idée d’être un jour Pape, a été obligé à se montrer obéissant contre son propre gré, envers ceux qui le sont devenus. Ce n’est que vers la fin de sa vie qu’il a commencé à se demander s’il aurait pu freiner certaines évolutions en étant plus combatif. »

En fait, Siri a refusé officiellement d’être candidat à la Papauté avant le conclave lors de plusieurs sollicitations ; c’est pourquoi d’ailleurs il n’a pas assisté aux congrégations générales. Une fois élu au conclave, il a accepté et donc il a fait son devoir car cela était fortement recommandé par saint Pie X et Pie XII dans leurs Constitutions sur le sujet. Mais par ensuite, Siri se rappelant qu’il avait dit non aux sollicitations d’une part, et d’autre part prenant peur devant les menaces des cardinaux infiltrés, il renonça secrètement et par contrainte à sa charge, préférant sa propre volonté à celle de Dieu qui l’avait appelé à cet office.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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1 commentaire:

  1. Zum Abschluss dieser Folge möchte ich hier unverändert die Überlegungen von Carlo Regazzoni wiedergeben, die weitgehend mit meinen eigenen übereinstimmen.

    „Da Siri sich gezwungen sah, Gott um Vergebung zu bitten, muss er sich seiner Mitschuld an der Katastrophe bewusst gewesen sein, die durch die Nachfolge Pius’ XII. verursacht wurde. In Bezug auf die Sünde Adams definiert der heilige Augustinus diese als die Abkehr des Menschen vom Werk Gottes zugunsten seiner eigenen Werke, die „dadurch böse sind, da sie nach dem Menschen und nicht nach Gott sind“. Weiter fügt der heilige Augustinus folgende Präzisierung hinzu: „Denn dieses Geschöpf ist so geschaffen, dass es ihm zum Vorteil gereicht, zu gehorchen, während es ihm zum Nachteil gereicht, seinen eigenen Willen zu tun und nicht den seines Schöpfers.“

    Lange nach dem letzten Krieg war sich Pius XII. der Gefahren bewusst, die die Kirche von innen bedrohten. Er erkannte, dass sein Ende nahte, und befürchtete, dass beim nächsten Konklave der falsche Kandidat gewählt werden könnte. Dies würde erklären, warum er Siri bat, zu ihm nach Rom zu kommen.

    Hätte Siri, indem er sich weigerte, der Bitte Pius’ XII. nachzukommen, nicht seinen eigenen Willen dem Wunsch des Stellvertreters Christi vorgezogen? [„Der Wille des Papstes ist der Wille Gottes!“, sagt der heilige Alfons] Das nennt man im Strafrecht „eventualer Vorsatz“. Er liegt vor, wenn die betreffende Person sich zwar der möglichen Folgen ihrer Handlungen bewusst ist, sich aber weigert, die erforderliche Entscheidung zu treffen.

    Mit seiner Weigerung, eine mögliche Kandidatur in Betracht zu ziehen, ebnete er Patriarch Roncalli den Weg zum Papstamt, dessen Ausgang bekannt ist. Zusammenfassend könnte man sagen, dass Siri, indem er den Gedanken, eines Tages Papst zu werden, von sich wies, gezwungen war, sich gegen seinen eigenen Willen gegenüber denen gehorsam zu zeigen, die es geworden waren. Erst gegen Ende seines Lebens begann er sich zu fragen, ob er bestimmte Entwicklungen hätte bremsen können, wenn er kämpferischer gewesen wäre. »

    Tatsächlich lehnte Siri es vor dem Konklave bei mehreren Aufforderungen offiziell ab, als Kandidat für das Papstamt anzutreten; deshalb nahm er übrigens auch nicht an den Generalkongregationen teil. Nachdem er im Konklave gewählt worden war, akzeptierte er und erfüllte somit seine Pflicht, da dies von den Heiligen Pius X. und Pius XII. in ihren Konstitutionen zu diesem Thema nachdrücklich empfohlen worden war. Doch danach erinnerte sich Siri daran, dass er die Aufforderungen abgelehnt hatte, und fürchtete zudem die Drohungen der eingeschleusten Kardinäle; so legte er sein Amt heimlich und unter Zwang nieder und stellte seinen eigenen Willen über den Willen Gottes, der ihn in dieses Amt berufen hatte.

    Übersetzt mit DeepL.com (kostenlose Version)

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