mardi 24 mars 2026

FUMÉE BLANCHE 1958 -91- LOUIS-HUBERT RÉMY

Louis-Hubert Rémy a rencontré le cardinal Siri en 1985 : son témoignage est précieux car il nous apporte des indices intéressants sur le conclave de 1958 si on sait bien interpréter ce qu’il écrit. C’est pourquoi des commentaires seront indispensables. En attendant, écoutons-le lui-même raconter !


        « Suite à la visite (Ascension 1985) que nous avions faite au cardinal Siri en compagnie de M. de La Franquerie nous avions pris des notes de notre entretien. M. de La Franquerie avait exigé le plus grand secret, mais sur pression de Mgr Guérard des Lauriers qui m’assurait que je n’étais pas tenu par le secret, cet entretien étant trop important, j’écrivis cet article :

    « Le PAPE SERAIT-il le CARDINAL SIRI ?

        Dans un de ses écrits, le Prince Scortesco, cousin germain du Prince Borghèse, Président du Conclave ayant élu Montini au "Pontificat suprême", donne les renseignements suivants concernant le conclave du 21 juin 1963 : “ Pendant le Conclave, un cardinal sortit de la chapelle Sixtine, rencontra les représentants du B’naï B’rith, leur annonça l’élection du cardinal Siri. Ils répondirent en lui disant que les persécutions contre l’Église reprendraient de suite. Retournant au conclave, il fit élire Montini. ” [histoire abracadabrantesque]

        Rendant visite à Monsieur de la Franquerie, en novembre 1984, avec mon ami Francis Dallais, nous reparlâmes de ce grave problème. Monsieur de la Franquerie, en 1963, était en relation suivie avec de nombreux prélats romains, et il nous confirma avoir entendu des confidences de gens sûrs et bien informés ayant eu connaissance de ces faits.

        Nous décidâmes, pour en avoir le cœur net, d’aller voir le cardinal Siri à Gênes. Monsieur de la Franquerie ayant eu l’occasion dans le passé de le rencontrer et d’avoir avec lui d’aimables entretiens, lui écrivit pour lui demander audience ; ce que le cardinal nous accorda le vendredi suivant l’Ascension 1985. La réponse de la demande de M. de La Franquerie, datée de novembre 1984, fut sans réponse, très longtemps. Ce n’est que le Vendredi Saint 1985, que le cardinal, par téléphone, nous donna rendez-vous pour le lundi de Pâques. Ce délai était trop court. Au final le cardinal nous reçut le lendemain de l’Ascension.

        C’est ainsi que le 17 mai 1985, nous nous retrouvions chez moi à Lyon, Monsieur de la Franquerie et Francis Dallais. La soirée fut merveilleuse. J’avoue que je suis sensible au charme très vieille France de notre cher marquis et que nous avons passé, jusqu’à une heure très avancée dans la nuit, des moments inoubliables à l’écouter nous raconter ses souvenirs d’une vie féconde et bien remplie. Que ce soit ses souvenirs sur Monseigneur Jouin, sur le Maréchal Pétain ou sur Pie XII, Monsieur de la Franquerie est intarissable et passionnant.

        Le lendemain matin, nous sommes partis tôt pour Gênes où le cardinal nous attendait vers 10 heures et nous accorda une audience de deux heures. Nous fûmes reçus avec beaucoup d’attention dans le magnifique Palais épiscopal de Gênes. Le cardinal qui parle très bien le français, fut chaleureux, attentif et d’une courtoisie propre à ces gens, grands par la fonction, mais plus encore par le cœur.

        S’engagea alors un dialogue entre ces deux respectables personnes dans un langage diplomatique que je ne connaissais pas et qui est d’un charme, d’une délicatesse, fruit de l’éducation de centaines d’années, et malheureusement disparu de nos jours.

        Ils parlèrent de plusieurs problèmes actuels ou passés, inutiles à retracer aujourd’hui. Pour ce qui nous concerne, nous avions convenu la veille au soir, de parler d’abord de la sortie, lors du Conclave [de 1963], du cardinal Tisserand. Rappelant donc cette histoire, la réaction du cardinal Siri fut immédiate, nette, précise, ferme et indiscutable : “ Non, personne n’est sorti du Conclave ”. [La réponse de Siri fait bien voir que cette histoire est absurde.] Il ne peut témoigner que de ce qu’il a vu et non pas de ce qui aurait pu se passer dans son sommeil ou dans son dos [LHR extrapole inutilement]. Mais ce qui a retenu notre attention, c’est cette rapidité, cette fermeté, ce NON catégorique du cardinal.
... »

Ce qui va suivre est un espèce de quiproquo qu’il est utile d’expliquer avant de poursuivre. En effet, Siri maintenant va parler du conclave de 1958 alors que LHR restera bloqué sur celui de 1963. C’est pourquoi, avant de continuer, une mise au point est nécessaire.
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
 
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2 commentaires:

  1. Louis-Hubert Rémy traf Kardinal Siri im Jahr 1985: Sein Bericht ist von großem Wert, da er uns interessante Hinweise auf das Konklave von 1958 liefert, sofern man seine Ausführungen richtig zu deuten weiß. Aus diesem Grund sind Erläuterungen unerlässlich. Hören wir ihm aber zunächst einmal selbst zu!


    „Nach dem Besuch (Himmelfahrt 1985), den wir in Begleitung von Herrn de La Franquerie bei Kardinal Siri gemacht hatten, hatten wir uns Notizen zu unserem Gespräch gemacht. Herr de La Franquerie hatte strengste Geheimhaltung verlangt, doch auf Drängen von Msgr. Guérard des Lauriers, der mir versicherte, dass ich nicht zur Geheimhaltung verpflichtet sei, da dieses Gespräch zu wichtig sei, schrieb ich diesen Artikel:

    „WIRD DER PAPST KARDINAL SIRI SEIN?

    In einer seiner Schriften gibt Prinz Scortesco, der Cousin ersten Grades von Prinz Borghese, dem Vorsitzenden des Konklaves, das Montini zum „höchsten Pontifikat“ gewählt hatte, folgende Informationen zum Konklave vom 21. Juni 1963: „Während des Konklaves verließ ein Kardinal die Sixtinische Kapelle, traf sich mit Vertretern des B’nai B’rith und verkündete ihnen die Wahl von Kardinal Siri. Diese antworteten ihm, dass die Verfolgungen gegen die Kirche sofort wieder aufgenommen würden. Als er zum Konklave zurückkehrte, sorgte er dafür, dass Montini gewählt wurde.“ [absurde Geschichte]

    Als ich im November 1984 zusammen mit meinem Freund Francis Dallais Monsieur de la Franquerie besuchte, sprachen wir erneut über dieses schwerwiegende Problem. Monsieur de la Franquerie stand 1963 in engem Kontakt mit zahlreichen römischen Prälaten und bestätigte uns, dass er vertrauliche Informationen von zuverlässigen und gut informierten Personen erhalten habe, die von diesen Vorfällen Kenntnis hatten.

    Um Gewissheit zu erlangen, beschlossen wir, Kardinal Siri in Genua aufzusuchen. Da Monsieur de la Franquerie ihn in der Vergangenheit bereits kennengelernt und freundschaftliche Gespräche mit ihm geführt hatte, schrieb er ihm, um um eine Audienz zu bitten; diese gewährte uns der Kardinal am Freitag nach Christi Himmelfahrt 1985. Die Antwort auf die Anfrage von Herrn de La Franquerie vom November 1984 blieb lange Zeit aus. Erst am Karfreitag 1985 vereinbarte der Kardinal telefonisch einen Termin für den Ostermontag. Diese Frist war zu kurz. Letztendlich empfing uns der Kardinal am Tag nach Christi Himmelfahrt.
    ...

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    1. ... So kam es, dass wir uns am 17. Mai 1985 bei mir in Lyon trafen: Monsieur de la Franquerie und Francis Dallais. Der Abend war wunderbar. Ich gebe zu, dass mich der Charme des alten Frankreichs unseres lieben Marquis sehr anspricht und dass wir bis spät in die Nacht hinein unvergessliche Momente verbrachten, während wir ihm zuhörten, wie er uns von seinen Erinnerungen an ein fruchtbares und erfülltes Leben erzählte. Ob es nun seine Erinnerungen an Monseigneur Jouin, an Marschall Pétain oder an Pius XII. waren – Monsieur de la Franquerie ist unerschöpflich und faszinierend.

      Am nächsten Morgen brachen wir früh nach Genua auf, wo der Kardinal uns gegen 10 Uhr erwartete und uns eine zweistündige Audienz gewährte. Wir wurden im prächtigen Bischofspalast von Genua mit großer Aufmerksamkeit empfangen. Der Kardinal, der sehr gut Französisch spricht, war herzlich, aufmerksam und von einer Höflichkeit, wie sie diesen Menschen eigen ist, die groß sind durch ihr Amt, aber noch mehr durch ihr Herz.

      Es entstand ein Dialog zwischen diesen beiden ehrwürdigen Persönlichkeiten in einer diplomatischen Sprache, die mir unbekannt war und die von einem Charme und einer Feinheit zeugte, die das Ergebnis einer jahrhundertelangen Erziehung sind und heute leider verloren gegangen sind.

      Sie sprachen über verschiedene aktuelle oder vergangene Probleme, auf die heute nicht näher eingegangen werden muss. Was uns betrifft, so hatten wir am Vorabend vereinbart, zunächst über den Austritt von Kardinal Tisserand während des Konklaves [von 1963] zu sprechen. Als diese Geschichte zur Sprache kam, war die Reaktion von Kardinal Siri sofort, klar, präzise, entschlossen und unbestreitbar: „Nein, niemand ist aus dem Konklave ausgetreten.“ [Siris Antwort macht deutlich, dass diese Geschichte absurd ist.] Er kann nur über das bezeugen, was er gesehen hat, und nicht über das, was sich möglicherweise in seinem Schlaf oder hinter seinem Rücken ereignet hat [LHR spekuliert unnötigerweise]. Was jedoch unsere Aufmerksamkeit auf sich zog, war diese Schnelligkeit, diese Entschlossenheit, dieses kategorische NEIN des Kardinals.
      ...“


      Was nun folgt, ist eine Art Missverständnis, das es zu klären gilt, bevor wir fortfahren. Denn Siri wird nun über das Konklave von 1958 sprechen, während LHR sich weiterhin auf das von 1963 konzentriert. Deshalb ist eine Klarstellung notwendig, bevor wir fortfahren.

      Übersetzt mit DeepL.com (kostenlose Version)

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