Nous voici arrivés à un endroit où il me faut citer mot pour mot Benny
Lai, pages 69 et 70 toujours du même ouvrage, que j’agrémenterai de
commentaires bien entendu :
« L’action concertée de Tappouni et de Siri, dit notre grand parleur, me paraît ressortir d’un détail que le cardinal de Gênes m’a rapporté : « Quand tout fut fini, me dit-il, je me suis rendu chez le cardinal Tappouni et lui ai demandai une cigarette. Je n’avais jamais fumé ! Il m’en offrit une longue et mince qui était, je crois, orientale. » Siri ne me précisa pas à quel moment il avait estimé que « tout était fini ». Mais ce fut, de toute évidence, entre le lundi et le mardi. »
Et voilà le pot-aux-roses découvert, car notre grand parleur a encore trop parlé ! Précisons.
Tout était fini pour Siri entre le lundi et le mardi, autrement dit le lundi soir 27 octobre 1958, en plein conclave. Et pourquoi tout était-il fini pour Siri-Benoît XVI ? Tout simplement, sa trahison était consommée et il avait réussi à y entraîner tous les cardinaux, tant et si bien qu’il n’a pas pu retenir sa joie devant Tappouni, et il a célébré l’événement en fumant la première cigarette de sa vie !!! La suite pouvait continuer puisque l’affaire était dans le sac. Reprenons donc Benny Lai :
« La preuve en est que le mardi, vers midi, tandis que s’achevaient les votes du matin, les trois robes blanches de différentes tailles qui, selon la tradition, sont préparées pour le nouveau pape furent apportées à la sacristie proche de la chapelle Sixtine. »
Encore un détail que notre vaticaniste bien informé nous découvre en l’expliquant à sa façon, c’est-à-dire à la façon maçonnique pour égarer le lecteur.
En effet, les trois soutanes blanches sont préparées, non pas en cours de route, mais dès le début du conclave. En nous disant qu’elles n’arrivèrent que le 28 vers midi, Benny Lai nous fait voir que le dimanche 26, elles n’y étaient pas, et quand le nouveau Pontife, Siri-Benoît XVI, voulut aller en revêtir l’une d’elles, celle allant à sa taille, il ne trouva rien, et c’est précisément là, comme je l’ai dit ailleurs, qu’intervint la conspiration, car il ne pouvait point sortir pour l’Habemus Papam sans être revêtu de la dite soutane : on l’a donc empêché, et il a cédé misérablement.
« L’élection était donc imminente, reprend Benny Lai. De fait, ce jour-là, Roncalli ne prit pas son repas à midi avec les autres cardinaux. »
L’élection était donc imminente ? Elle était faite, dans le sens que tout le monde savait que Roncalli serait élu. La preuve ? Il ne cassa pas la croûte avec les autres ce midi-là, signe évident qu’il connaissait l’issue de l’après-midi.
« Il obtiendra finalement 36 voix, conclut Benny Lai, comme le montre une note figurant dans l’agenda personnel de Tisserant, note rendue publique après la mort de ce cardinal. »
Et Benny Lai ajoute ceci pour finir, et moi aussi j’en aurai fini pour aujourd’hui : « Dès le mardi matin, en tout cas, le patriarche de Venise était sûr d’être élu. » Et tac : encore un détail ! Dès le mardi matin 28 octobre, Roncalli savait donc que son coup avait réussi : comme quoi Siri pouvait bien se réjouir la veille au soir !
« Nier l’avènement futur et personnel d’Élie,
c’est une hérésie
ou une erreur qui approche de l’hérésie. »
(Saint Robert Bellarmin)
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Wir sind nun an einer Stelle angelangt, an der ich Benny Lai wörtlich zitieren muss, und zwar auf den Seiten 69 und 70 desselben Werks, wobei ich meine Zitate natürlich mit Kommentaren ergänzen werde:
RépondreSupprimer„Das gemeinsame Vorgehen von Tappouni und Siri“, so unser Redner, „scheint mir aus einer Begebenheit hervorzugehen, die mir der Kardinal von Genua berichtet hat: ‚Als alles vorbei war‘, sagte er mir, ‚ging ich zu Kardinal Tappouni und bat ihn um eine Zigarette. Ich hatte noch nie geraucht! Er bot mir eine lange, dünne an, die, glaube ich, orientalisch war.‘ Siri präzisierte mir nicht, zu welchem Zeitpunkt er der Meinung war, dass ‚alles vorbei war‘. Aber es war ganz offensichtlich zwischen Montag und Dienstag. “
Und da ist die Katze aus dem Sack, denn unser Großmaul hat wieder einmal zu viel geredet! Lassen Sie uns das präzisieren.
Für Siri war zwischen Montag und Dienstag alles vorbei, mit anderen Worten am Montagabend, dem 27. Oktober 1958, mitten im Konklave. Und warum war für Siri-Benedikt XVI. alles vorbei? Ganz einfach: Sein Verrat war vollendet, und es war ihm gelungen, alle Kardinäle mitzureißen, so sehr, dass er seine Freude vor Tappouni nicht zurückhalten konnte und das Ereignis feierte, indem er die erste Zigarette seines Lebens rauchte!!! Es konnte weitergehen, denn die Sache war unter Dach und Fach. Kommen wir also zurück zu Benny Lai:
„Der Beweis dafür ist, dass am Dienstag gegen Mittag, als die Abstimmungen des Vormittags zu Ende gingen, die drei weißen Gewänder unterschiedlicher Größe, die der Tradition zufolge für den neuen Papst vorbereitet werden, in die Sakristei neben der Sixtinischen Kapelle gebracht wurden.“
Ein weiteres Detail, das uns unser gut informierter Vatikanist offenbart, indem er es auf seine Weise erklärt, nämlich auf die freimaurerische Art, um den Leser in die Irre zu führen.
Tatsächlich werden die drei weißen Gewänder nicht erst im Laufe des Konklaves, sondern bereits zu dessen Beginn vorbereitet. Indem er uns erzählt, dass sie erst am 28. gegen Mittag eintrafen, macht Benny Lai deutlich, dass sie am Sonntag, dem 26., noch nicht da waren, und als der neue Pontifex, Siri-Benedikt XVI., eine davon anlegen wollte, nämlich die, die ihm passte, fand er nichts, und genau hier, wie ich an anderer Stelle bereits sagte, kam die Verschwörung ins Spiel, denn er konnte unmöglich zum „Habemus Papam“ hinausgehen, ohne die besagte Soutane zu tragen: Man hinderte ihn also daran, und er gab kläglich nach.
„Die Wahl stand also kurz bevor“, fährt Benny Lai fort. „Tatsächlich nahm Roncalli an jenem Tag nicht mit den anderen Kardinälen zu Mittag.“
Die Wahl stand also kurz bevor? Sie war bereits beschlossene Sache, in dem Sinne, dass jeder wusste, dass Roncalli gewählt werden würde. Der Beweis? Er aß an jenem Mittag nicht mit den anderen zu Mittag, ein eindeutiges Zeichen dafür, dass er den Ausgang des Nachmittags kannte.
„Er erhielt schließlich 36 Stimmen“, schließt Benny Lai, „wie aus einer Notiz in Tisserants persönlichem Terminkalender hervorgeht, die nach dem Tod des Kardinals veröffentlicht wurde. “
Und Benny Lai fügt abschließend hinzu, und auch ich komme für heute zum Schluss: „Spätestens am Dienstagmorgen war sich der Patriarch von Venedig jedenfalls sicher, gewählt zu werden.“ Und zack: noch ein Detail! Bereits am Dienstagmorgen, dem 28. Oktober, wusste Roncalli also, dass sein Coup gelungen war: Kein Wunder, dass Siri sich am Vorabend so freuen konnte!
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